Franchiseur : 6 points à vérifier avant de valider un candidat

Sommaire
Ce qu’un franchiseur devrait vérifier avant de valider un candidat
Vous avez rencontré un candidat motivé, son profil correspond à votre enseigne et il adhère pleinement à votre concept.
La prochaine question est très concrète : a-t-il les moyens de mener ce projet jusqu’à l’ouverture dans de bonnes conditions ?
Car entre l’envie d’entreprendre et la réalisation du projet, il faut mettre en cohérence le candidat, son apport, l’investissement nécessaire, sa situation personnelle et les besoins économiques du futur point de vente.
Ces éléments peuvent être abordés tôt dans le parcours candidat.
L’objectif n’est pas de réaliser une analyse bancaire complète avant même que le projet soit défini. Il s’agit d’obtenir un premier niveau de lecture financière, d’identifier les éventuels points de vigilance et de savoir dans quelles conditions le candidat peut poursuivre son projet avec votre enseigne.
1. Quel est l’apport réellement disponible ?
Le montant annoncé par un candidat constitue un premier indicateur. Encore faut-il savoir ce qu’il recouvre réellement.
Une épargne immédiatement mobilisable n’est pas équivalente à des fonds qui dépendent de la vente future d’un bien, d’une indemnité à percevoir ou d’un autre événement à venir.
Il faut également déterminer quelle part de cette épargne peut raisonnablement être consacrée au projet.
Un candidat qui dispose de 100 000 € ne devrait pas nécessairement investir 100 000 € dans son entreprise.
Conserver une épargne personnelle, absorber une période sans rémunération ou faire face à un imprévu font aussi partie de l’équation.
La bonne question n’est donc pas seulement « combien avez-vous ? », mais « combien pouvez-vous réellement consacrer à ce projet ? »
2. Cet apport est-il cohérent avec votre concept ?
Un même apport peut être parfaitement adapté à une enseigne et insuffisant pour une autre.
Droit d’entrée, local, travaux, matériel, stock, dépôt de garantie, honoraires, communication de lancement, besoin en fonds de roulement… chaque concept possède sa propre structure d’investissement.
Le montant d’apport doit donc être mis en perspective avec le coût réel d’une ouverture au sein de votre réseau.
Et sur ce point, le franchiseur dispose d’une information particulièrement précieuse : l’expérience des ouvertures précédentes.
Les investissements réellement constatés sur les derniers points de vente permettent de confronter les premières estimations du candidat à la réalité du réseau.
3. Quelle est sa situation personnelle ?
Un projet entrepreneurial ne peut pas être analysé indépendamment de la situation de celui qui le porte.
Quelles sont ses charges personnelles ? Dispose-t-il d’autres revenus dans le foyer ? A-t-il des crédits en cours ? Pendant combien de temps peut-il fonctionner sans se verser sa rémunération habituelle ? Quelle épargne conservera-t-il après son apport ?
Ces questions peuvent sembler éloignées du développement de votre enseigne. Elles ont pourtant un impact direct sur la capacité du candidat à traverser sereinement la phase de lancement.
Un projet peut être économiquement pertinent et devenir difficile à porter si le dirigeant doit se verser très rapidement une rémunération que l’activité ne permet pas encore.
Le projet doit être viable pour l’entreprise, mais aussi soutenable pour l’entrepreneur.
4. L’investissement envisagé est-il complet ?
Un budget de création ou de reprise peut évoluer rapidement.
Le local nécessite davantage de travaux que prévu. Le matériel est plus coûteux. Le stock de départ augmente. Un poste a simplement été oublié.
À cela s’ajoute parfois une confusion entre le montant nécessaire pour ouvrir et le montant nécessaire pour démarrer l’activité dans de bonnes conditions.
La trésorerie de départ ne doit pas devenir la variable que l’on réduit pour faire rentrer le projet dans son enveloppe.
Les premiers mois peuvent nécessiter du temps avant d’atteindre le niveau d’activité attendu, alors que les charges sont déjà présentes.
Plus le coût global du projet est réaliste dès le départ, plus il est possible de construire un financement adapté. La rentabilité prévisionnelle ne suffit d’ailleurs pas toujours à rendre un projet finançable : plusieurs autres éléments entrent dans l’analyse de la banque.
5. Le projet correspond-il au profil du candidat ?
Les financeurs ne regardent pas uniquement les chiffres.
Ils vont chercher à comprendre qui porte le projet et pourquoi.
Un candidat en reconversion peut parfaitement présenter un projet solide. La franchise lui apporte justement un concept, des méthodes, une formation et l’accompagnement d’un réseau.
Son parcours doit néanmoins permettre de construire une histoire cohérente : compétences transférables, expérience managériale ou commerciale, connaissance du secteur, motivations, implication dans le projet…
Pourquoi souhaite-t-il entreprendre ? Pourquoi votre enseigne ? Quel sera son rôle dans l’entreprise ?
Ces éléments feront partie de la lecture globale du dossier.
6. Faut-il poursuivre, ajuster… ou prendre un peu plus de temps ?
C’est probablement la question la plus intéressante à poser à ce stade.
Un premier regard financier n’a pas vocation à classer les candidats entre « finançables » et « non finançables ».
Il doit permettre de comprendre ce qu’il reste à construire.
Un apport peut avoir besoin d’être renforcé.
Le projet peut nécessiter un investissement moins important ou un local différent.
Certains éléments peuvent simplement manquer pour pouvoir se prononcer.
Et, à l’inverse, le candidat peut présenter dès le départ des bases cohérentes pour poursuivre rapidement son parcours.
Identifier ces éléments tôt permet de conseiller le candidat plutôt que de découvrir les difficultés une fois le projet déjà très avancé.
Pretpro, un appui pour le franchiseur dès le parcours candidat
Vous n’avez pas besoin d’attendre que votre candidat dispose d’un dossier bancaire complet pour nous le présenter.
Pretpro est là pour vous accompagner dès les premières étapes de son projet.
Nos experts peuvent échanger avec votre candidat, prendre connaissance de sa situation et de son projet, analyser les premiers équilibres financiers et identifier les points qui nécessitent d’être approfondis.
Nous pouvons ensuite vous faire un retour sur cette première analyse, afin de vous apporter un regard complémentaire avant que le candidat ne soit trop engagé dans ses démarches.
L’intérêt n’est pas de vous donner un simple « oui » ou « non ».
C’est de vous conseiller.
Le projet semble-t-il cohérent avec les moyens du candidat ? Quels sont les points de vigilance ? Quels ajustements pourraient être envisagés ? Quelles informations faut-il encore obtenir avant d’aller plus loin ?
Vous restez maître de la sélection de vos candidats. Pretpro vous apporte son expertise du financement professionnel pour éclairer votre décision et préparer la suite du parcours.
Et lorsque le projet est suffisamment mature, nous poursuivons naturellement l’accompagnement du candidat dans la structuration, la recherche et la négociation de son financement.
Qualifier plus tôt pour mieux développer
Pour un réseau qui accompagne plusieurs candidats simultanément, cette démarche apporte également davantage de visibilité sur son développement. Anticiper le financement des candidats peut ainsi contribuer à fluidifier les ouvertures et le développement du réseau.
Certains projets peuvent avancer rapidement. D’autres demanderont quelques ajustements. D’autres encore auront besoin de davantage de temps avant d’être présentés aux financeurs.
Le savoir suffisamment tôt permet au franchiseur de mieux piloter ses futures ouvertures et au candidat de savoir précisément ce qu’il doit travailler.
Un candidat à accompagner n’est pas seulement un financement à rechercher. C’est d’abord un projet à comprendre, à conseiller et à construire.
C’est cette approche que Â鶹´«ýӳ» met au service des réseaux et de leurs futurs franchisés.
Vous avez un projet ou une question ?