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Pourquoi certains réseaux ouvrent 30 points de vente… et d’autres stagnent ?

Développement d’un réseau de franchise et ouverture d’un point de vente

Développement d’un réseau de franchise : le rôle du financement

Deux enseignes peuvent avoir un concept solide, une marque attractive et recevoir de nombreuses candidatures. Pourtant, quelques mois plus tard, l’une multiplie les ouvertures tandis que l’autre peine à concrétiser ses projets.

Attirer des candidats est une chose. Les amener jusqu’à l’ouverture de leur point de vente en est une autre.

Entre les deux : un modèle économique à valider, un investissement à calibrer, un apport à mobiliser, un local à trouver, un financement à obtenir et un calendrier à tenir.

C’est précisément dans cette phase que certains projets ralentissent, doivent être revus ou s’arrêtent.

Pour un franchiseur qui ambitionne plusieurs ouvertures par an, ces difficultés individuelles finissent par avoir un impact direct sur le développement du réseau. Le développement d’un réseau de franchise ne dépend donc pas seulement de sa capacité à attirer de nouveaux candidats.

Développer un réseau, c’est aussi être capable de transformer ces candidatures en projets viables, finançables et, finalement, en points de vente ouverts.

Et sur ce parcours, plusieurs facteurs peuvent considérablement accélérer — ou ralentir — le développement.

Recruter des candidats ne suffit pas

Nombre de contacts entrants, candidatures qualifiées, DIP remis, contrats signés… Ces indicateurs permettent de suivre le développement commercial d’un réseau.

Mais l’indicateur final reste l’ouverture effective des nouveaux points de vente.

Entre la sélection d’un candidat et son ouverture, le projet doit encore franchir plusieurs étapes : choix du local, validation de l’investissement, construction du prévisionnel, constitution de l’apport, recherche du financement, obtention des accords bancaires, travaux…

Un candidat convaincu par le concept n’est donc pas nécessairement un candidat immédiatement en capacité de mener son projet jusqu’à l’ouverture.

Plus ces éléments sont identifiés tôt, plus le parcours peut être construit de manière réaliste. préparé.

La capacité financière doit être analysée en amont

L’apport personnel constitue naturellement un premier critère. Mais s’arrêter au montant disponible serait réducteur.

Il faut mettre cet apport en perspective avec l’investissement réel nécessaire au projet.

Droit au bail ou fonds de commerce, travaux, matériel, stock, droit d’entrée, frais de création, dépôt de garantie, besoin en fonds de roulement… La facture finale peut rapidement s’éloigner de l’investissement initialement envisagé.

Un candidat disposant de 80 000 € d’apport peut ainsi présenter une structure financière confortable pour un projet et insuffisante pour un autre.

L’enjeu pour le réseau est donc moins de définir un « bon montant d’apport » universel que de s’assurer de la cohérence entre le candidat, le projet envisagé et les moyens nécessaires pour le réaliser.nts bancaires.

Un modèle rentable n’est pas automatiquement finançable

C’est une distinction importante.

La rentabilité prévisionnelle d’un point de vente est évidemment déterminante, mais elle ne suffit pas à obtenir un financement.

Le financeur va également examiner la structure globale du projet : niveau d’investissement, apport, endettement, capacité de remboursement, besoin de trésorerie, parcours du dirigeant, emplacement, hypothèses de chiffre d’affaires…

Il va également chercher à comprendre le modèle de l’enseigne et la manière dont les hypothèses du prévisionnel ont été construites.

La qualité du modèle économique et la qualité de sa traduction financière sont donc indissociables.

Standardiser ce qui peut l’être

LLorsqu’un réseau ouvre plusieurs unités chaque année, chaque nouveau financement ne devrait pas repartir totalement de zéro.

Le franchiseur dispose progressivement d’une connaissance précieuse : niveau d’investissement réellement constaté, répartition des postes de dépenses, délais d’ouverture, niveau de chiffre d’affaires des premières années, saisonnalité, besoins de trésorerie…

Ces données permettent de confronter les hypothèses des nouveaux projets à la réalité du terrain.

Elles permettent aussi d’identifier plus rapidement les écarts : un coût travaux inhabituellement élevé, un besoin en fonds de roulement sous-estimé ou des hypothèses commerciales particulièrement ambitieuses.

Plus le réseau capitalise sur ses ouvertures précédentes, plus il peut sécuriser les suivantes.

Le calendrier de financement fait partie du calendrier d’ouverture

Préparer une transmission plusieurs mois, voire plusieurs années avant la cession, permet :Signature du bail, commande du matériel, lancement des travaux, recrutement des équipes, communication locale…

Une ouverture implique de nombreuses échéances qui dépendent les unes des autres.

Le financement ne peut donc pas être traité comme une formalité à engager une fois toutes les autres décisions prises.

Un dossier incomplet, un prévisionnel à retravailler ou des demandes bancaires lancées trop tard peuvent décaler l’ensemble du calendrier.

À l’échelle d’un projet, quelques semaines de retard peuvent déjà avoir un coût. À l’échelle d’un réseau qui prévoit plusieurs ouvertures dans l’année, leur accumulation peut peser directement sur le rythme de développement.

Faire travailler les bons interlocuteurs ensemble

Le développement d’un franchisé repose rarement sur un seul acteur.

Le franchiseur apporte sa connaissance du concept et de son modèle économique. L’expert-comptable construit et challenge les hypothèses financières du projet. Le courtier en financement structure la demande, la confronte aux attentes des financeurs et recherche les solutions adaptées.

Lorsque ces interlocuteurs travaillent suffisamment tôt autour du candidat, les éventuelles fragilités du projet peuvent être identifiées avant qu’elles ne deviennent bloquantes.

Il ne s’agit pas de garantir que tous les projets seront financés. Il s’agit de savoir plus tôt lesquels peuvent avancer, lesquels doivent être retravaillés et dans quelles conditions.

Le financement, un outil de pilotage du développement du réseau

Pour un franchiseur, structurer l’accompagnement au financement ne consiste donc pas simplement à proposer un service supplémentaire à ses franchisés.

C’est aussi un moyen de mieux piloter son développement.

Quels projets sont réellement prêts ? Où se situent les difficultés ? Les niveaux d’investissement sont-ils toujours cohérents avec les capacités financières des candidats ? Certains postes augmentent-ils ? Les délais de financement s’allongent-ils ?

Cette visibilité permet au réseau d’agir plus tôt et d’ajuster son développement à la réalité économique de ses projets.

Un réseau ne se développe pas au nombre de candidats intéressés. Il se développe au nombre de projets qui deviennent réellement des entreprises.

Chez , nous accompagnons les réseaux et leurs candidats dans la structuration et la recherche de leurs financements professionnels, avec un objectif : fluidifier le parcours de financement et donner au franchiseur davantage de visibilité sur l’avancement de ses projets.

Vous développez un réseau et souhaitez structurer davantage l’accompagnement financier de vos candidats ? Ã‰³¦³ó²¹²Ô²µ±ð´Ç²Ô²õ sur votre organisation et vos objectifs de développement.